| Le bâtiment Cluysenaar |
Het gebouw Cluysenaar
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Le bâtiment Cluysenaar où sont logés les Conservatoires Royaux de Bruxelles a une grande valeur, tant architecturale quhistorique. Linventaire du patrimoine architectural, établi par les archives Saint-Luc distingue le monument comme étant « unique et de valeur internationale ». Sur le plan stylistique, il constitue une étape marquante dans le développement de léclectisme. Sur les plans historique et architectural, luvre ultime de Jean-Pierre Cluysenaar constitue une source importante pour la connaissance et linterprétation de son uvre architecturale. En outre, le Conservatoire, avec les galeries Saint-Hubert, est lune des rares réalisations encore conservée de cet architecte. Un atout supplémentaire sur le plan urbanistique réside dans sa situation au sein de la rue de la Régence : un axe urbain important, dans le prolongement de la rue Royale et de la place Royale. La rue de la Régence sinscrit donc dans une scénographie marquante : la Cour des Comptes, les musées royaux des Beaux-arts, léglise du Sablon, le palais dEgmont, la synagogue et, comme couronnement de cette perspective, le monumental palais de justice. Larchitecte Cluysenaar a fait le choix dune façade en style néo-renaissance. Le bâtiment présente des similarités manifestes avec le style de la renaissance française tel quon peut lobserver dans laile du Louvre réalisée par Pierre Lescot, mais lemploi de matériaux tels que les briques rouges alternées avec une pierre blanche et la décoration, sont inspirées de la renaissance flamande. Le complexe se compose de trois ailes groupées en U autour dune cour. Par conséquent, il y a cinq façades: deux sur la rue de la Régence, trois autour de la cour. Ces cinq façades sont sensiblement identiques : le caractère horizontal est accentué par la juxtaposition dune plinthe, lalternance des bandes rouges et blanches déjà mentionnés, le cordon ou le bandeau décoratif entre les étages, la balustrade et les corniches. Cette structure horizontale est interrompue par des saillies centrales verticalisantes qui frappent par leurs portes monumentales et leurs ornementations florissantes. Les objets purement décoratifs comme les guirlandes, les bouquets de fleurs et les trophées musicaux sont de la main de Roger Houstont. Lélément le plus frappant est certainement le fronton qui couronne chaque saillie. Ces sculptures sont de la main des sculpteurs importants de la Belgique du 19e siècle et soulignent la fonction du bâtiment : lenseignement supérieur de la musique et du théâtre. La musique instrumentale constitue le sujet du fronton de laile nord. Le projet est dAdolphe Ferdinand Fassin (1828-1900). Un personnage tient une lyre de la main gauche et se présente avec un geste généreux du bras droit vers de possibles auditeurs. À sa droite se tient un jeune homme avec un aulos et à sa gauche, une femme composant. Est-ce un hasard ou non si lattention est plus dirigée vers un idéal apollinien que dionysiaque ? Lorchestration est une uvre allégorique sculptée de Charles Vander Stappen. La muse Euterpe dirige un quatuor et un chur de jeunes gens. La composition est le thème du fronton central : un personnage assis dans la partie centrale du tympan sappuie sur un livre mentionnant les compositeurs les plus importants. À sa gauche, le personnage de lInspiration joue une mélodie qui est notée par une femme. À sa droite, on distingue une femme qui compose. Derrière elle, on remarque un enfant portant une couronne de laurier, vraisemblablement destinée à couronner le compositeur. Ce fronton a été sculpté par Jan Frans Deckers (1835-1916). Lart théâtral se réfère fortement à lAntiquité grecque. On y voit la Muse Polymnie entourée du Drame, personnifié par un homme portant une épée, et la Comédie, un homme portant un masque. À sa droite, on distingue Terpsichore et Euterpe, les muses de la danse et de la musique. La poésie est représentée sur le fronton de laile à front de rue de la façade sud, uvre de Barthélemy Frison (1848-1877). La figure féminine ailée au flambeau est Calliope, muse du poème héroïque ; à ses côtés siègent des angelots au milieu duvres et dinstruments de musique. Sous chaque fronton, on trouve un buste dun compositeur célèbre : Johann Sebastian Bach (Paul de Vigne), Ludwig Van Beethoven (Antoine-Joseph Van Rasbourgh), Giovanni Pierluigi Palestrini (Auguste Braekevelt), André Modeste Grétry (Egide Mélot) et George Frideric Haendel (Paul de Vigne). La cour est ornée dun monument dédié à François-Auguste Gevaert (1826-1908), deuxième directeur du Conservatoire royal de Bruxelles. Le monument de style art-déco est luvre de larchitecte Hendrickx, le buste de Pieter Braecke. En ce qui concerne les espaces dintérieur dorigine, les espaces publics les plus importants sont pour la plus grande partie conservés dans leur état dorigine. Il sagit du hall dentrée, mieux connu comme le péristyle, la petite et la grande salle de concert. Lintérieur des vastes locaux de cours typiques et nécessaires pour lenseignement de la musique sont pour la plus grande partie adaptés aux exigence actuelles, mais les volumes originaux ont été respectés. Le péristyle, avec ses piliers doriques, est inspiré de larchitecture grecque. Le rythme des piliers est repris sur les parois par des pilastres et des portes. Le palier surélevé vers la salle de concert renforce leffet monument de ce hall dentrée. Le péristyle est décoré dune série de bustes de musiciens célèbres, tels que les violonistes Vieuxtemps et de Bériot, le violoncelliste Servais et les directeurs successifs du Conservatoire royal de Bruxelles. Le large escalier qui mène à la salle de concert est flanqué des deux poètes auteurs de comédie grecs Ménandre et Poséidippos. La salle de concert est un joyau dacoustique et darchitecture. Elle fut inaugurée le 12 janvier 1876 en présence du roi Léopold II et de la reine Marie-Henriette. La salle compte environ 800 places réparties entre le parterre, les loges, deux balcons et une galerie. La salle est élégamment décorée de stucs de style second empire avec des cartouches sur les balcons et, sur les loges dhonneur richement décorées, des pilastres, des guirlandes et des tresses. La verrière qui surmonte la salle diffuse agréablement la lumière du jour. En raison de la qualité de la salle, elle fut même copiée, en loccurence à Bilbao. La scène est dominée par un buffet dorgue néo-baroque qui contient un instrument du très renommé facteur français Aristide Cavaillé-Coll. Il ny a quun seul Conservatoire au monde qui dispose dun Cavaillé-Coll, mais linstrument est en attente urgente dune restauration approfondie. J.E. trad. F.d.R. |
Het gebouw waar het Koninklijk Conservatorium Brussel en het Conservatorie Royal de Bruxelles gehuisvest zijn, heeft een belangrijke architectuurhistorische waarde. De urgentie-inventaris van het bouwkundig erfgoed, opgesteld door het Sint-Lukasarchief, bestempelt het momument als uniek met internationale waarde. Stilistisch vormt het een markante schakel in de ontwikkeling van het eclectisme. Op historisch en architecturaal vlak is dit laatste werk van Jean-Pierre Cluysenaar een belangrijke bron voor de kennis en de interpretatie van zijn architecturaal oeuvre. Bovendien is het Conservatorium, met de Sint-Hubertusgalerijen, één van de zeldzame nog bewaarde realisaties van de architect. Een bijkomende stedebouwkundige waarde wordt geleverd door de situering in de Regentschapsstraat: een belangrijke stedelijke as in het verlengde van de Koningsstraat en het Koningsplein. De Regentschapsstraat profileert zich door een markante scenografie: het Rekenhof, de Koninklijke Musea voor Schone Kunsten, de Zavelkerk, het Egmontplantsoen, de Synagoge en als bekroning wordt dit perspectief afgesloten met het monumentale Justitiepaleis. Architect Cluysenaar koos voor een gevel in neo-renaissancestijl. De opbouw heeft duidelijke gelijkenissen met de Franse renaissancestijl zoals die bewaard gebleven is in de Louvrevleugel van Pierre Lescot, maar het materiaalgebruik zoals de speklagen van rode baksteen met witte natuursteen en de decoratie zijn geïnspireerd op Vlaamse renaissance. Het complex bestaat uit drie vleugels die in een U-vorm rond een voorplein gegroepeerd zijn. Als gevolg hiervan zijn er vijf gevelzijden: twee aan de Regentschapsstraat, drie rond het voorplein. Deze vijf gevelzijden zijn vrijwel identiek aan elkaar: ze zijn sterk horizontaal opgebouwd met plint, de al vermelde speklagen, het kordon of de sierlijst tussen de verdiepingen, de borstwering en de doorgetrokken lekdrempels. Deze horizontale lijnvoering wordt onderbroken door verticaliserende middenrisalieten die opvallen door hun monumentale vleugeldeuren en hun overvloedige ornamentatie. De puur decoratieve onderdelen zoals de guirlandes, de bloementuilen en de muziektrofeeën zijn van de hand van Georges Houstont. Het meest opvallende element is echter het fronton dat elk risaliet bekroont. Deze beeldhouwwerken zijn gekapt door belangrijke beeldhouwers uit het 19de-eeuwse België en onderstrepen de functie van het gebouw: hogere muziek- en toneelopleiding. De instrumentale muziek is het onderwerp van het fronton aan de noordgevel. Het ontwerp is van Adolphe Ferdinand Fassin (1828-1900). Een centrale middenfiguur houdt een lier vast in de linkerhand en stelt zich met een genereus gebaar van de rechterarm open naar een mogelijke audiëntie. Rechts zit een jonge man met aulos en links een componerende vrouw. Zou het toeval zijn of niet dat het Apollinische ideaal meer aandacht krijgt dan het Dyonisische? De orkestratie is een allegorisch beeldhouwwerk
van Charles Vander Stappen (1843-1910). De muze Euterpe dirigeert een
kwartet met zingend knapenkoor. De voordrachtkunst verwijst heel sterk naar de Griekse oudheid. In het midden zit de muze Polymnia. Links van haar zit Drama, gepersonifieerd door een man met zwaard, en Commedia, een man met masker. Rechts van haar zitten de muzen Terpsichore en Euterpe, muzen van dans en muziek. De dichtkunst wordt voorgesteld op het fronton aan de straatzijde van de zuidgevel. Barthémémy Frison (1848-1877) heeft dit ontworpen. De gevleugelde vrouw met fakkel is Calliope, muze van het heldendicht. Aan weerszijden zitten genii temidden van boeken en muziekinstrumenten. Onder elk fronton is er ook een buste van
een bekende componist geplaatst: Johann Sebastian Bach (Paul De Vigne),
Ludwig van Beethoven (Antoine-Joseph Van Rasbourgh), Giovanni Perluigi
Palestrina (Auguste Braekevelt), André-Modeste Grétry (Egide
Mélot) en Georg Frideric Handel (Paul De Vigne). Van het oorspronkelijke interieur zijn de belangrijkste publieksruimten grotendeels in hun historische toestand bewaard. Dit zijn de inkomhal, beter bekend als peristilium, de kleine en grote concertzaal. De interieurs van de ruime klaslokalen typisch en noodzakelijk voor muziekonderwijs zijn voor het grootste deel aangepast aan de actuele noden, maar de oorspronkelijke bouwvolumes bleven gerespecteerd. Het peristilium is met zijn dorische zuilen geïnspireerd op de Griekse bouwkunst. Het ritme van de zuilen wordt door de wanden met pilasters en deuren overgenomen. De verhoogde overloop naar de concertzaal toe versterkt het ruimtelijk effect van deze inkomhal. Het peristilium wordt gestoffeerd door een pleiade van borstbeelden van beroemde musici zoals de violisten Vieuxtemps, de Bériot, de cellist Servais en de opeenvolgende directeurs van het Brusselse conservatorium. De brede trap die leidt naar de concertzaal wordt geflankeerd door Menander en Poseidippos, twee Griekse comediedichters. De concertzaal is een juweel van akoestiek en architectuur. Ze werd ingehuldigd op 12 januari 1876 in aanwezigheid van koning Leopold II en koningin Marie-Henriette. De zaal telt ongeveer achthonderd plaatsen verdeeld over parterre, zijloges, drie balkons en een galerij. De elegante ruimte van de zaal is gedecoreerd met stucwerk in Second-Empirestijl met cartouches op de balkons en pilasters, guirlandes en rankwerk de rijk versierde ereloges. De glazen constructie boven de zaal verdeelt een aangenaam daglicht in de concertruimte. Omwille van de kwaliteit van de zaal werd ooit in het Spaanse Bilbao een kopie van deze zaal nagebouwd. Het podium wordt gedomineerd door een neobarokke orgelkast. Het concertorgel dat zich daarin bevindt, is van de hand van de belangrijkste Franse orgelbouwer uit de romantiek, Aristide Cavaillé-Coll. Er is maar één conservatorium in de hele wereld dat beschikt over een Cavaillé-Coll, maar het Brusselse instrument is wel dringend aan restauratie toe. J.E. |
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